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DESIRS D'AVENIR ...

 

Bonjour,

Le désir d’égalité des chances, le désir de laïcité de l’espace public, le désir d’un Etat refusant le communautarisme,le désir de l'ordre juste, d’une véritable égalité des hommes et des femmes sont les aspirations majeures des citoyens de notre pays.

 Combattante victorieuse en 2004, Ségolène Royal a mis en œuvre la démocratie participative en région Poitou-Charentes avec la conviction profonde que les citoyens sont les « experts » légitimes de leur quotidien. 

 La part de vérité de chacun guide son action politique. Elle y puise son énergie avec la certitude que nos différences et notre socle commun de valeurs sont des richesses d’avenir.

Ségolène Royal nous invite à désirer l’avenir en acteurs positifs, avec la volonté de réussir et de faire réussir notre pays.

L’association «  Désirs d’Avenir » se propose de fédérer toutes celles et tous ceux qui veulent débattre, faire des propositions, et construire la France de demain avec la passion citoyenne, derrière Ségolène Royal.

Si vous voulez que les choses bougent, si vous souhaitez donner un avenir différent à notre pays, soutenir Ségolène Royal dans sa marche vers les plus hautes fonctions de la République , REJOIGNEZ-NOUS en remplissant le formulaire ci-joint : http://www.desirsdavenir.org/bulletin.pdf

Recevez nos sincères salutations,

Brigitte TONDUSSON, Animatrice locale de Désirs d'Avenir du Châtelleraudais,

Cyril CIBERT, blogeur, www.cyrilcibert.com

 

 Envoyez vos messages , idées, soutiens, sur : desirsdavenirchatelleraudais@yahoo.fr

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segolene 16 juin 2006 024
Vidéo envoyée par Cyril-CIBERT
Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /Oct /2006 12:57
Ségolène Royal souhaite que la question des banlieues soit traitée par une "action au long cours", proposant un plan sur cinq ans dont les résultats seraient évalués tous les mois.

Sur France 2,elle a dénoncé l'unité "de façade" du gouvernement Villepin à laquelle elle a opposé une "unité d'action et de résultats".

"Tous les moyens républicains sont bons mais je crois que la priorité, c'est la présence et la formation de la police de proximité", a expliqué Ségolène .

"Aujourd'hui, on voit que le gouvernement flotte sur cette question (...) Je pense que les banlieues souffrent aussi de l'improvisation du changement permanent. Il n'y a pas de cohérence", a-t-elle souligné.

"Je crois aujourd'hui que le temps est venu de mettre en place une action au long cours dans les banlieues, un plan sur cinq ans qui tirera mois après mois les résultats".

"Ce qui est demandé, c'est de mettre en place un encadrement des jeunes le plus tôt possible (...) et que tous (l)es adultes tiennent le même discours à l'égard des jeunes", a ajouté Ségolène .

"Que ce soit la même personne qui soit éducateur dans la rue et qui fasse le soutien scolaire, qui soit le médiateur dans la famille, l'interlocuteur avec la police de quartier, qui connaît les jeunes, qui est en phase avec eux et qui est capable de faire en sorte qu'au premier acte de transgression à la loi, il y ait une sanction que le jeune comprenne, c'est cela dont on a besoin", a fait valoir Ségolène .

Selon elle, abaisser l'âge pénal des mineurs récidivistes, comme le souhaite Nicolas Sarkozy, n'est pas la bonne solution.

"Le symptôme de l'impuissance (c'est) de continuer à proposer des modifications de la loi", a-t-elle déclaré. "Le temps est venu des actions opérationnelles, concrètes".

Par Brigitte TONDUSSON - Cyril CIBERT - Publié dans : desirsdavenirchatelleraudais
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Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /Oct /2006 10:21
Dans sa première interview à la presse quotidienne régionale, notre candidate à l'investiture du PS fait le point sur les grands thèmes de sa campagne, sur ses idées, ses ambitions et ses désirs… d'avenir.
 
Propos recueillis par Hervé Cannet et Didier Monteil  source : La Nouvelle République
 

L'envie d'être présidente de la République vous est venue comment ?

« Toute petite déjà ? Non, je pensais surtout à avoir mon bac. J'avais imaginé être présidente de l'Assemblée nationale en 1997. J'étais déjà une des plus anciennes députées. Il y a eu des sollicitations à ce moment-là : en tant que femme, que responsable politique socialiste… C'est peut-être un peu parti de là. Après, il y a eu l'étape des élections régionales qui a appuyé l'idée d'une éventuelle candidature. Et puis il y a une crédibilité qui s'est installée. Cela a été difficile à faire admettre. Parce que j'étais d'une nouvelle génération et que j'étais une femme. Jose Luis Zapatero me disait qu'à un moment, c'est l'opinion qui l'a imposé. Dans les adhésions à ma personne, la stature de présidente socialiste de Région compte. C'est-à-dire la femme qui est au contact des réalités. Tout est important… »

Comment expliquez-vous votre popularité ?

« J'incarne le changement, une autre façon de faire de la politique. Les gens sentent que ma motivation, ce n'est pas le pouvoir pour le pouvoir. Je ne suis pas dans une revendication de pouvoir personnel. Si je pensais que je ne pourrai rien faire de ce pouvoir, en clair cela ne m'intéresserait pas de prendre en charge cette mission. C'est une épreuve tout de même. C'est aussi une immense chance de recevoir cette confiance… Ce n'est pas non plus une aventure personnelle. Il faut savoir s'entourer, constituer un gouvernement. Les gens apprécient ma liberté de parole. »

Vous parlez d'encadrement militaire, de jurys populaires, d'ordre juste. Ce sont des idées iconoclastes ?

« Il y a une crise démocratique qu'il faut oser regarder. Ce n'est pas facile à dire. La crise est là, elle est latente, elle n'est pas du tout résolue. Mes idées viennent de loin. Par exemple, les jurys citoyens, j'ai été très surprise de l'impact : j'en ai parlé dès 2002, à l'Assemblée nationale. Il faut trouver des idées nouvelles dans le champ du débat public. Mais souvent, on n'a pas le temps de s'expliquer, et ces idées sont caricaturées. Il faut un cheminement pédagogique pour expliquer comment cela se passe. »

Mais ces derniers jours, vous avez donné le sentiment de faire marche arrière ?

« Non, je sais de quoi je parle. Quand je parle de jurys citoyens, cela se transforme en jury d'assises avec des punitions et tout… Cela n'a pas de sens. Le débat politique déforme les choses. Après il y a une phase d'explication. La phase pédagogique n'est pas une phase de recul, mais d'explication. Des gens seront tirés au hasard sur les listes électorales pour faire venir au débat public des citoyens qui en sont éloignés. Depuis, il y a des tas de remontées de mairies qui disent que cela existe déjà. J'ai appris que cela venait de démarrer à Cerizay (Deux-Sèvres)* : c'est le hasard complet. »
« Même chose pour l'encadrement militaire. Je n'ai jamais reculé. Ce sont des tâches humanitaires, constructives. Ce sont des jeunes qui sont condamnés, on ne va pas les mettre en colonies de vacances. Il n'y a rien de choquant à cela. Ce sont des propositions qui ne tombent pas comme cela d'un chapeau ! » 
  

Vous parlez de citoyens-experts : mais alors quel rôle pour l'élu ?

« J'entends les citoyens. Après, il faut évaluer la décision. La responsabilité politique, c'est de prendre des décisions, de les assumer et de rendre des comptes. C'est très moderne, et très utile de prendre le temps de parler avec eux. On le voit dans l'environnement. J'ai appris plein de choses dans les forums sur l'eau que je réunis en Poitou-Charentes. En écoutant les experts citoyens (ce ne sont pas des experts polyvalents) que sont les pêcheurs : ce sont les experts de ce qu'ils vivent et de ce qu'ils attendent. »

Le peuple aurait-il toujours raison ?

« Je n'ai pas la prétention d'être exemplaire sur tout. Je suis pour une mise en commun des bonnes pratiques. Le peuple est souverain en démocratie. Il n'a pas toujours raison : mais une fois qu'il a voté, il est souverain. »

Dans votre famille politique, on vous reproche une posture droitière ?

« Les problèmes ne sont ni de droite, ni de gauche, mais il y a des solutions qui sont de droite, et des solutions qui sont de gauche. Quand on remet la personne au cœur de la décision, c'est être socialiste. C'est aussi une position humaniste. »

Quelles solutions préconisez-vous face à la crise des banlieues ?

« Emploi, sécurité, éducation : ce sont les leviers sur lesquels il faut agir. L'État doit assumer ses responsabilités. Ne faut-il pas donner aux élus, appuyés sur les citoyens, les moyens de leur politique ? Vous vous rendez compte qu'à Clichy-sous-Bois, il n'y a toujours pas de commissariat de police. Déconcentrons, décentralisons. Est-ce que la politique de la ville doit être menée depuis Paris ? Même dans ma Région, je suis obligée d'aller négocier avec M. Borloo les contrats de rénovation urbaine. C'est quand même anormal. Il y a une formidable déperdition d'énergie. Ce n'est pas incompatible avec un État fort, parce que les gens veulent un État fort, qui assure la péréquation des moyens sur l'ensemble du territoire. »

Par exemple, dans l'univers carcéral ?

« Les prisons, c'est une situation indigne pour la France. C'est un domaine qu'il faut décentraliser, à condition de transférer les moyens financiers. On cible mieux les besoins de près, car on gaspille beaucoup moins les deniers publics. »

Quels moyens économiques aurez-vous pour appliquer le projet du PS ?

« Nous, nous faisons le choix du dialogue social. Entre les déficits publics, le déficit des comptes sociaux, le déficit du commerce extérieur, la situation économique n'est pas brillante : mais je crois qu'elle n'attend que de redémarrer. La France est plombée par le pouvoir en place. Les pôles de compétitivité, c'est une source de création d'activités, c'est une chance formidable. Cela fait deux ans, en Région, qu'on est l'arme au pied. Un État qui décide de faire avancer ce qu'il y a de meilleur dans le pays, il le fait. Le pilotage des politiques industrielles est extrêmement pesant et bureaucratique.
On peut penser, comme la droite, que c'est le “ tout précaire ” qui fait avancer les entreprises. Mais je pense exactement le contraire : c'est la sécurisation des salariés qui les rend plus compétitifs et l'entreprise va mieux… Un pays qui se met en mouvement, qui reprend confiance en lui, déclenche une dynamique. » 
 

Si vous êtes en situation, quelle serait votre priorité ?

« Ce qui va se passer pendant la campagne électorale sera déterminant. C'est à ce moment que se noue le pacte social avec les Français. L'impératif absolu, c'est l'éducation, c'est la priorité majeure. Le président de la République doit monter en première ligne. C'est là que tout se joue. Il faut que le pays sente une vraie mobilisation nationale. S'il faut des moyens, on les remettra. »

Vos adversaires vous décrivent comme dure, autoritaire, cassante ?

« Je ne pense pas du tout être cassante ; je suis exigeante. Ce n'est pas pareil. Peut-être y a t-il une dimension sexiste dans ce jugement. Est-ce qu'on dirait cela d'un homme qui exerce son autorité ? Je ne crois pas. L'autorité est absolument nécessaire. La critique la pire serait : elle ne fait rien. Et ça au moins, je ne l'entends jamais. Contrairement à ce qui est dit, je travaille très collégialement. Quand je suis arrivée à Poitiers, j'ai voulu comprendre, maîtriser la machine, et cela n'a pas fait plaisir. J'ai supprimé le clientélisme et les gaspillages. Quand ce sont les notables qui résistent, cela fait du bruit. Mais tous les gens qui sont contents des actions de la Région, c'est cela qui compte. »

Quel est votre regard sur Nicolas Sarkozy ?

« Je ne le connais pas personnellement. Cela ne m'intéresse pas de le juger sur le plan personnel. En politique, ce qui me choque le plus dans son comportement, c'est qu'il laisse penser qu'il a plein de projets, que les choses iraient tellement mieux s'il était à l'échelon plus haut, alors qu'il est au pouvoir. Pourquoi attend-il 2007 ? Il a une liberté de parole, mais la différence avec moi, c'est que lui est au pouvoir. Il a la responsabilité d'agir. Quand on a le pouvoir, on agit ! »

La campagne de 2002 n'avait pas été bonne : comment imaginez-vous la vôtre ?

« Une campagne, c'est mettre une société en mouvement. Le lien de confiance s'établit pendant la campagne. Les gens évaluent la crédibilité de la parole politique et les chances qu'elle a d'être tenue.
« Quand on ironise, quand on déforme ce que je dis, je tiens bon… Je veux renouer ce lien, retisser la confiance : la République du respect que j'appelle de mes vœux englobe ceux qui ont le sentiment de n'être pas compris, de n'être pas écoutés. Voilà mon ambition. »

*Jean Grellier, maire PS de Cerizay (vice-président du conseil régional du Poitou-Charentes) vient de faire tirer au sort un jury citoyen de 150 habitants.

Par Brigitte TONDUSSON - Cyril CIBERT - Publié dans : desirsdavenirchatelleraudais
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Lundi 30 octobre 2006 1 30 /10 /Oct /2006 08:13

Segolene-Tv5 Monde
Vidéo envoyée par da93
Par Brigitte TONDUSSON - Cyril CIBERT - Publié dans : desirsdavenirchatelleraudais
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Samedi 28 octobre 2006 6 28 /10 /Oct /2006 20:58

Une vidéo interview d'Edtih CRESSON qui explique pourquoi elle soutien Ségolène ROYAL...

 

Par Brigitte TONDUSSON - Cyril CIBERT - Publié dans : desirsdavenirchatelleraudais
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Mercredi 25 octobre 2006 3 25 /10 /Oct /2006 18:19

RéussirEnsembleLeChangement

Françoise BILLY, Janine GUINANDIE, Jean-François MACAIRE, Olivier FALORNI, animateurs des comités de soutien départementaux des Deux-Sèvres, de la Charente , de la Vienne et de la Charente-Maritime vous invitent à une  grande réunion régionale avec

SÉGOLÈNE ROYAL

Mardi 14 Novembre à Saint-Maixent

 

POUR NOUS, C’EST ELLE !

Le comité local de Châtellerault organise un déplacement en bus, si cela vous intérésse contactez nous par mail :

desirsdavenirchatelleraudais@yahoo.fr

Par Brigitte TONDUSSON - Cyril CIBERT - Publié dans : desirsdavenirchatelleraudais
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Samedi 21 octobre 2006 6 21 /10 /Oct /2006 14:10
"Suite à cet article paru dans la Nouvelle République du Centre Ouest du 21 octobre, sur lequel j'ai pudiquement masqué les noms des personnes puisque ce sont des camarades, quelques remarques « d'ordre général » puisque «  l'ordre juste » ne semble pas convenir à tout le monde :
 
- « Sans langue de bois » ne signifie pas que l'on dit la vérité,
mais que l'on joue le propos sur un autre mode.
 
- parler des « votes des 16 et 23 novembre » revient à affirmer que le vote sera serré puisqu'il y aurait forcément un second tour et que donc la Candidate n'est pas aussi désirée que cela par les socialistes
 
- dire qu'en cas d'élection de Ségolène Royal le Parti Socialiste
exploserait revient à affirmer que la démocratie est un danger pour le PS et constitue une menace qui renvoie à la Peur, voire au « Complot », si cher aux amis du Front National.
 
- l'évocation de  « l'explosion » contraint l'imaginaire et tente de
suggérer que Ségolène Royal ne peut pas être la candidate du Rassemblement ; on a envie de renvoyer l'auteur au concept, si cher à sa cible, de « la politique de la preuve ».
Pictavio
Par Pictavio - Publié dans : desirsdavenirchatelleraudais
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Mercredi 18 octobre 2006 3 18 /10 /Oct /2006 07:39

Ségolène Royal - Débat PS-LCP - 18/10
Vidéo envoyée par segolene2007
Par Brigitte TONDUSSON - Cyril CIBERT - Publié dans : desirsdavenirchatelleraudais
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Lundi 16 octobre 2006 1 16 /10 /Oct /2006 11:07

Ségolène Royal élue au second tour dans tous les cas de figure

Ségolène Royal remporterait l'élection présidentielle de 2007 au second tour, qu'elle soit opposée à Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin ou Michèle Alliot-Marie, selon un sondage TNS-Sofres publié lundi 16 octobre dans Le Figaro. Devancée au premier tour par Nicolas Sarkozy, avec 34 % des intentions de vote contre 36 % au président de l'UMP, Mme Royal recueillerait en revanche au second tour 51 % des voix, contre 49 % pour M. Sarkozy.

Par Brigitte TONDUSSON - Cyril CIBERT - Publié dans : desirsdavenirchatelleraudais
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Lundi 16 octobre 2006 1 16 /10 /Oct /2006 11:01

Agenda  --> 19 octobre à 20h30, réunion du comité Désirs d'Avenir de Lusignan, salle Mélusine ( près de l'office de tourisme )

--> 25 octobre à 19h, café d'Avenir à Poitiers, au Jardin des Rocs 12 avenue de la Paix. Thème : Poursuite du débat sur le syndicalisme. Il sera possible ensuite de dîner sur place. Compte-rendu du débat du 10 octobre  -  Pour continuer le débat , déposer vos avis et commentaires

--> 26 octobre à 20h30, réunion du comité Désirs d'Avenir à Neuville, salle Mille Club ( à l'arrière de la salle des fêtes )

Par Brigitte TONDUSSON - Cyril CIBERT - Publié dans : desirsdavenirchatelleraudais
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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /Oct /2006 21:57

Profession de foi de Ségolène Royal dans le cadre de la procédure pour l’investiture du Parti Socialiste pour l’élection présidentielle.

Chères, chers camarades,

Au moment où je soumets ma candidature à vos suffrages, je voudrais vous dire à quel point je ressens ce mélange de gravité et de bonheur.

En effet, si vous en décidez ainsi, vous me confierez la plus belle des missions, celle d’incarner le changement et l’ardent devoir de victoire, en donnant aux Français un désir d’avenir.

Ce sont les socialistes qui peuvent accomplir l’audacieuse révolution de porter une femme à la tête de l’Etat et de parachever ainsi leur idéal de parité et de modernité.

La campagne sera victorieuse si nous le méritons. Beaucoup de Français ont le sentiment de ne plus être ni écoutés ni compris. La rénovation des méthodes, l’exigence d’écoute et de participation, les réformes précises et crédibles, les réponses apportées aux inquiétudes des catégories populaires détermineront non seulement le résultat pour gagner, mais surtout la confiance pour réussir.

Forts de nos convictions socialistes, nous sommes capables de rassembler toute la gauche et de mobiliser les Français.

Nous croyons, nous socialistes, que la globalisation financière appelle le renforcement de l’Etat : c’est la droite qui fait le choix de son désengagement et de la paupérisation des services publics.

Nous croyons, nous socialistes, que l’angoisse du lendemain et la précarité ne sont pas une fatalité : c’est la droite qui, par ses choix, fabrique de l’insécurité sociale.

Nous croyons, nous socialistes, que la société de la méfiance, des ghettos et des communautés rivales n’est pas une fatalité : c’est la droite qui affaiblit la République et porte atteinte au pacte social et à la laïcité.

Nous croyons, nous socialistes, que l’arrogance de gouvernement, le mensonge d’Etat et le mépris des citoyens ne sont pas une fatalité : c’est la droite qui fait le choix de l’autoritarisme, de la confusion et de l’irresponsabilité des pouvoirs, attisant la crise démocratique.

« Refuser le cercle de fatalité, le cercle de fer » disait Jaurès. C’est d’abord cela, le socialisme : s’arracher à la pesanteur des habitudes, porter une exigence de justice et de transformation sociale, garder au cœur une révolte vive.

Avant d’embrasser l’idéal socialiste, chacune et chacun d’entre nous s’est élevé contre une injustice qui lui semblait insupportable. Notre passion de l’égalité se nourrit de la flamme de ces refus.

Pour moi, ce fut le rejet de la place assignée aux femmes par la tradition qui m’a ouvert les yeux et a forgé à jamais mon engagement. De la maîtrise par la femme de son corps jusqu’au combat encore inachevé pour l’égalité professionnelle et politique, sans oublier le sort fait aux femmes asservies dans trop de pays du monde, ce combat illustre tous les autres. Mon adhésion au socialisme s’est aussi nourrie du spectacle révoltant d’une hiérarchie sociale où le privilège de quelques-uns l’emportait sur le droit de tous.

Et ce double refus m’a amenée à la certitude que l’émancipation passait par l’école et par la lutte jamais achevée pour une juste répartition des richesses.

Me présentant à vos suffrages, je crois honnête de vous dire quelques mots de ce que m’a appris l’expérience politique.

Je n’oublierai jamais l’allégresse de la campagne de 1981. J’ai eu la chance d’y participer, puis de travailler à l’Elysée tout au long du premier septennat de François Mitterrand.

Elue députée sans discontinuer depuis 1988 d’une circonscription rurale, je me suis battue pour l’égalité des territoires, affrontant le poids des conservatismes.

Dans mes fonctions ministérielles, je crois avoir démontré ce que signifie la morale de l’action et de l’efficacité.

Ministre de l’Environnement, j’ai agi avec fermeté contre les lobbys (loi sur l’eau et sur les déchets), mené des négociations âpres, notamment au Sommet de la Terre de Rio, et déjà soutenu les énergies renouvelables.

A l’Enseignement scolaire, dans le gouvernement de Lionel Jospin, je me suis battue pour une école plus juste, contre les violences scolaires, pour l’accès gratuit à la pilule du lendemain et pour l’intégration des enfants handicapés.

A la Famille, j’ai refondé une politique de gauche, réformé l’accouchement sous X, reconnu l’association des parents gays et lesbiens et favorisé la parité entre les deux parents, avec le congé de paternité

Présidente de Région, après avoir battu l’équipe de Jean-Pierre Raffarin, j’agis avec une majorité de gauche pour renforcer les solidarités, libérer les énergies et faire vivre une démocratie participative. Et j’en tire chaque jour la conviction qu’il faudra aller jusqu’au bout de la décentralisation.

Aujourd’hui, nous avons un grand rendez-vous démocratique.
Je sais la dureté du combat qui s’annonce.
Je ne la crains pas.
Car, je mesure l’espérance qui se lève dans le pays.
J’ai confiance dans notre capacité à joindre nos forces et à rassembler la gauche.
Ensemble, nous mériterons la confiance des Français et nous accomplirons ce changement profond qu’ils attendent : un pays créatif et accueillant à tous les siens et fier de sa diversité ; un Etat au service des citoyens garant d’un ordre social juste et de sécurités durables.

Le projet socialiste fixe les axes de notre politique pour la France et précise les engagements du prochain quinquennat. C’est notre projet, c’est notre bien commun.

De toutes les perspectives exigeantes qu’il ouvre, je retiendrai ici celles qui sont à mes yeux essentielles et que je porterai avec mes mots et mes convictions :

- Pour l’emploi : seule la gauche est capable de relancer la croissance et la confiance en augmentant le pouvoir d’achat car la justice sociale n’est pas un handicap mais un facteur de compétitivité, en investissant dans la Recherche et l’innovation, en choisissant résolument l’excellence environnementale, riche d’activités et de métiers nouveaux.

- Pour le pouvoir d’achat : les socialistes doivent moins taxer le travail que le capital. Pourquoi, sinon, se proclamer socialistes ? La gauche ouvrira donc une conférence salariale qui, au-delà de la nécessaire et évidente augmentation du SMIC, confortera tous les salariés, et notamment les plus modestes, dans leur travail et renforcera aussi notre économie. Le succès de cette conférence les incitera puissamment à adhérer au syndicat de leur choix. Mon objectif, c’est qu’avec un syndicalisme de masse, une démocratie sociale fondée sur des règles se mettra en place.

- Pour l’école : l’égalité réelle, c’est de tenir pour tous ses élèves la promesse républicaine de réussite. C’est une offre scolaire de qualité sur tout le territoire, c’est le refus que la ségrégation scolaire redouble la ségrégation spatiale et urbaine. C’est le service public de la petite enfance, la lutte contre le décrochage scolaire, des moyens renforcés pour ceux qui en ont le plus besoin, un soutien scolaire individuel et gratuit, l’augmentation de la présence adulte dans les établissements. La France doit aimer tous ses enfants, d’où qu’ils viennent, où qu’ils aient grandi, dans la diversité de leurs talents. Les jeunes sont notre avenir, et je ne me résignerai jamais à regarder un enfant ou un adolescent, quoi qu’il ait fait, comme perdu à jamais. Il nous revient, à nous adultes, de leur rendre confiance lorsqu’ils la perdent, de les remettre sur le chemin lorsqu’ils dévissent. Fermement et affectueusement.

- Pour l’excellence environnementale : je veux faire de la France un pays exemplaire en Europe et dans le monde dans la lutte contre le réchauffement de la planète, la gestion de l’eau, la priorité aux énergies renouvelables, le développement des transports propres, le traitement des déchets et la mise en place d’une véritable fiscalité écologique.

- Contre la violence : nous devons être lucides et implacables contre toutes les délinquances et contre toutes les causes qui conduisent aux comportements délinquants. Ce sont nos concitoyens les plus démunis qui en sont les principales victimes ; ceux qui souffrent ne doivent plus être abandonnés à leur sort.

Avec vous, je veux une France qui retrouve sa place en Europe et dans le monde.

Quels qu’aient été nos votes lors du referendum de l’an dernier, nous voulons une Europe plus concrète, plus protectrice, et donc moins libérale : une fiscalité écologique, un vrai gouvernement économique qui ne soit plus soumis à la Banque centrale européenne, une régionalisation de la PAC, une réforme du Pacte de stabilité.

Dans un monde instable où le terrorisme et le risque de dissémination nucléaire menacent la paix, alors que les peuples aspirent à la justice et à la dignité, la France doit renforcer son rôle. Aider les pays pauvres à vaincre la misère en les traitant comme des partenaires égaux et en conduisant avec eux un co-développement efficace : cette utopie concrète est à notre portée et la France doit en donner l’exemple, pour construire ainsi, également, une politique d’immigration partagée.

Pour assurer le succès de notre projet, nous avons besoin d’une nouvelle République qui s’appuie sur une démocratie représentative rénovée, et la fin du cumul des mandats, sur une démocratie plus participative, et sur une décentralisation aboutie. Décider aujourd’hui, et notamment au plus niveau de la République, c’est assumer pleinement sa responsabilité, partager le pouvoir, l’organiser démocratiquement et reconnaître à chacun un droit égal à s’occuper des affaires communes.

Voilà ce que je vous propose de réaliser ensemble.

Voilà le sens du combat que je suis prête à conduire avec vous.

Fidèlement.

 

Par Brigitte TONDUSSON - Cyril CIBERT - Publié dans : desirsdavenirchatelleraudais
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